samedi, juin 13, 2026
AfriqueNamibie: Les diplomates s'intéressent au potentiel économique de la Namibie

Namibie: Les diplomates s’intéressent au potentiel économique de la Namibie

La Namibie s’affirme comme pôle émergent de l’énergie et de la coopération internationale

Lors d’une cérémonie d’accréditation organisée hier à la State House de Windhoek, la présidente Netumbo Nandi‑Ndaitwah a reçu les lettres de créance de six nouveaux ambassadeurs et hauts‑commissaires provenant du Brésil, de la République dominicaine, du Sri Lanka, de la Suède, du Danemark et du Tchad. L’événement, rapporté par le communiqué officiel de la présidence namibienne, souligne l’ambition du pays de transformer ses relations diplomatiques en leviers économiques concrets.

Une diplomatie orientée vers des bénéfices économiques directs

Selma Ashipala‑Musavyi, ministre des Relations internationales et de la coopération, a précisé après la cérémonie que le gouvernement namibien veille à ce que chaque partenariat apporte une valeur ajoutée tangible.

« Ce que nous essayons de faire dans l’ensemble, c’est vraiment de donner un contenu économique à nos relations bilatérales », a‑t‑elle déclaré.

Selon elle, les accords établis doivent soutenir les priorités de la huitième administration, notamment le développement des infrastructures énergétiques, la diversification de l’économie et le renforcement du capital humain.

Les secteurs clés mis en avant par les nouveaux diplomates

Chaque représentant a présenté ses priorités de coopération, reflétant les atouts stratégiques de la Namibie :

  • Brésil – L’ambassadeur Pedro de Castro da Cunha E. Menezes a mis en avant l’expertise brésilienne dans le forage pétrolier et gazier offshore, proposant un partage d’expérience et des programmes de formation pour la jeunesse namibienne afin d’éviter les coûteuses erreurs de démarrage.
  • République dominicaine – Erika Alvarez Rodriguez, première ambassadrice de son pays accréditée en Namibie, a identifié le tourisme et les industries créatives comme leviers de croissance, souhaitant échanger sur les bonnes pratiques caribéennes en matière d’hébergement, de promotion culturelle et de cinéma.
  • Sri Lanka – Le haut‑commissaire K. Rajapaksa a insisté sur la coopération Sud‑Sud, évoquant des synergies possibles dans les technologies de l’information, le textile, la fabrication du caoutchouc et le développement commercial, en s’appuyant sur le vaste territoire namibien et ses ressources naturelles.
  • Suède – Anna‑Karin Ebnerström a présenté la Namibie comme un partenaire privilégié pour la transition énergétique mondiale, évoquant des projets d’innovation verte, de numérisation et d’investissement dans les énergies renouvelables.
  • Danemark – Karin Poulsen a rappelé l’engagement commun en faveur du multilatéralisme et du développement durable, saluant notamment la présidence féminine et la forte représentation des femmes au gouvernement namibien.
  • Tchad – Abdelkerim Ahmadaye Bakhit a placé l’éducation et la formation linguistique au cœur de sa mission, invitant les étudiants namibiens à étudier l’arabe et le français au Tchad.

Un accent particulier sur l’énergie offshore et l’hydrogène vert

Plusieurs intervenants ont souligné le potentiel namibien dans le secteur du pétrole et du gaz offshore, ainsi que dans la production d’hydrogène vert. Le ministre Ashipala‑Musavyi a rappelé que le Brésil possède déjà des centres de formation spécialisés auxquels la Namibie pourrait envoyer ses techniciens.

De leur côté, les ambassadeurs suédois et danois ont indiqué que leurs entreprises souhaitent explorer des projets conjoints d’hydrogène vert, profitant des conditions climatiques favorables du désert namibien et de la proximité avec les côtes atlantiques.

Tourisme, culture et échange académique

Outre l’énergie, la diplomatie namibienne mise sur la diversification économique. La représentante de la République dominicaine a proposé des coopérations dans le cinéma et les industries créatives, tandis que le haut‑commissaire du Sri Lanka a évoqué des échanges universitaires et des programmes de formation professionnelle.

Le ministre des Relations internationales a conclu en affirmant que chaque accord signé vise à créer des emplois, à renforcer les capacités locales et à positionner la Namibie comme un hub incontournable pour les investisseurs cherchant à s’implanter en Afrique australe.

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