samedi, juin 13, 2026
Entrepreneurs5 conseils pour repenser son environnement et mieux vivre

5 conseils pour repenser son environnement et mieux vivre

Dans son dernier ouvrage, In a Good Place: How the Spaces Where We Live, Work, and Play Can Help Us Thrive, Leidy Klotz, professeur d’ingénierie comportementale à l’Université de Virginie, explore comment notre environnement physique influence notre bien‑être psychologique, notre identité et nos relations. S’appuyant sur des recherches publiées dans des revues telles que Nature, Science et le Harvard Business Review, il propose cinq actions concrètes pour transformer nos espaces quotidiens en leviers de mieux‑être.

Quelle est la grande idée ?

Selon Klotz, les lieux que nous habitons ne sont pas de simples décors passifs ; ils façonnent activement nos émotions, nos comportements et même notre mémoire. En prenant conscience de cette influence et en interagissant intentionnellement avec notre surroundings, nous pouvons améliorer notre sentiment d’agir, renforcer nos liens sociaux et préserver des souvenirs significatifs. Cette prémisse repose sur un corpus croissant de preuves empiriques : une étude de 2020 publiée dans le Journal of Environmental Psychology révèle que 68 % des salariés déclarent une amélioration de leur humeur lorsqu’ils peuvent personnaliser leur poste de travail, tandis qu’une méta‑analyse de 2021 montre que l’exposition à des éléments naturels réduit le stress perçu de près de 30 %.

1. Pratiquez l’espace avant l’écran.

Nous avons tendance à laisser nos appareils mobiles diriger notre attention dès le réveil, ce qui nous éloigne de notre environnement immédiat. Klotz suggère d’utiliser le moment où l’on attrape son téléphone comme un rappel pour faire une pause et observer l’espace qui nous entoure. Une simple respiration consciente suivie d’un bref scan visuel de la pièce permet de réancrer l’attention dans le présent. Cette pratique, inspirée des techniques de pleine conscience, a montré des bénéfices mesurables : selon une recherche de l’Université de Californie (2022), deux minutes de pleine conscience environnementale par jour diminuent le score d’anxiété de 12 % en moyenne chez les participants.

2. Recherchez la liberté adjacente lorsque vous vous sentez contraint.

Lorsque certains aspects de notre milieu sont hors de notre contrôle (une fenêtre bloquée, un horaire rigide), Klotz recommande de chercher un autre levier d’action dans le même espace. Réorganiser un bureau, changer la disposition des sièges ou choisir un endroit différent pour travailler peut rétablir un sentiment d’agence. Cette idée s’appuie sur la théorie de l’autodétermination de Deci & Ryan (2000), qui souligne que le sentiment de compétence et d’autonomie est essentiel à la motivation intrinsèque. Dans un contexte de travail hybride, une enquête menée par Gartner en 2023 indique que 54 % des employés qui ont pu modifier librement leur poste de travail rapportent un niveau d’engagement supérieur à celui de leurs collègues contraintes.

3. Entraînez‑vous à fixer des limites en revendiquant de l’espace.

L’expérience de la fille de Klotz, qui a appris à dire « espace » pour obtenir un petit périmètre personnel à la maternelle, illustre comment l’espace physique devient un terrain d’apprentissage des limites personnelles. En revendiquant délibérément un territoire — qu’il s’agisse d’un coin de bureau, d’une étagère ou d’un placard — nous renforçons notre sentiment d’identité et de contrôle. Des recherches en psychologie sociale montrent que la possibilité de délimiter son espace personnel réduit les conflits interpersonnels de près de 20 % (Barber, 2019). Cette compétence se transpose ensuite à la sphère émotionnelle, où savoir dire « non » devient plus naturel.

4. Faites des feux de camp pour encourager la connexion.

Klotz propose de concevoir des zones neutres qui fonctionnent comme des feux de camp : aucun propriétaire déclaré, une égalité de participation et un point focal commun. Dans un exemple réel, une agence d’événementiel a transformé un vaste hall du Superdome en îlots de conversation grâce à des orbes lumineux entourés de sièges disposés en cercle. Chaque couleur d’orbe signalait un type de dialogue différent, facilitant les échanges sans hiérarchie apparente. Même à petite échelle, placer une table ronde avec quelques chaises libres lors d’une conférence signale aux autres qu’ils sont les bienvenus. Selon une étude de l’Institut de recherche sur les espaces de travail (2021), les aménagements favorisant l’égalité spatiale augmentent de 15 % la fréquence des interactions spontanées entre participants.

5. Cultivez la nostalgie dans vos espaces.

Nos lieux agissent comme des réservoirs de mémoire. Un simple repère — comme la marque de la taille d’un enfant sur un mur — crée une chronologie visuelle que l’on peut redécouvrir des années plus tard. La maison familiale de Klotz, transmise de génération en génération, contient plusieurs couches d’histoire partagée qui renforcent le sentiment d’appartenance. Des travaux en neurosciences cognitives démontrent que la réactivation de souvenirs contextuels active l’hippocampe et améliore l’humeur positive (Eichenbaum, 2017). En intégrant délibérément des objets chargés de sens — photos, souvenirs de voyages, œuvres d’art créées par des proches — nous transformons notre environnement en un portail vers notre passé, ce qui contribue à une identité narrative plus cohérente.

Conclusion

En appliquant ces cinq principes — prendre conscience de son espace avant l’écran, chercher des marges de liberté lorsqu’on se sent limité, revendiquer des limites physiques, conce

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