samedi, juin 13, 2026
Royaume-UniLe chômage au Royaume-Uni devrait augmenter alors que les prévisions de croissance économique sont revues à la baisse

Le chômage au Royaume-Uni devrait augmenter alors que les prévisions de croissance économique sont revues à la baisse

Le Royaume-Uni confronté à un ralentissement économique et à une hausse du chômage

Alors que les tensions au Moyen‑Orient s’intensifient et que les prix de l’énergie restent élevés, l’économie britannique montre des signes de fatigue. Selon les dernières prévisions de la Confédération de l’industrie britannique (CBI), publiées en mai 2025, le PIB du pays devrait perdre de son élan tandis que le marché du travail se détériore.

Perspectives de croissance revues à la baisse

La CBI estime désormais que la croissance du produit intérieur brut (PIB) ralentira à 1,1 % en 2026 puis à 0,9 % en 2027, contre les précédentes estimations de 1,3 % pour 2025 et 1,5 % pour 2027. Cette révision s’explique principalement par :

  • Une inflation persistante qui dépasse les attentes, poussée par la flambée des coûts de l’énergie.
  • Une dégradation de la confiance des entreprises et des consommateurs liée au conflit au Moyen‑Orient.
  • Des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement mondial.

Ces facteurs conjugués freinent l’investissement des entreprises, un moteur traditionnel de la croissance britannique.

Un marché du travail sous pression

Le taux de chômage, qui s’établissait à 5 % (environ 1,8 million de personnes) selon l’Office for National Statistics (ONS) d’avril 2025, devrait grimper à 5,5 % d’ici la fin de l’année, soit près de 2 millions de chômeurs. La CBI prévoit toutefois une légère amélioration à moyen terme, avec un taux attendu autour de 5,3 % d’ici 2027.

Louise Hellem, économiste en chef à la CBI, souligne :

« Ce qui se passe dans le monde aggrave la faible croissance du Royaume‑Uni. Nous avons constaté une faible dynamique tout au long de 2025, mais sans les derniers chocs mondiaux, nous pourrions avoir aujourd’hui une conversation beaucoup plus positive sur l’économie. »

Elle ajoute que l’an passé, les tensions tarifaires étaient le principal facteur d’incertitude, tandis que cette année, le conflit au Moyen‑Orient occupe le devant de la scène.

Inflation et politique monétaire

L’inflation des prix à la consommation (IPC) du Royaume‑Uni était de 2,8 % en avril 2025, mais la CBI anticipe une montée « vers 4 % » d’ici la fin de l’année, principalement sous l’effet des prix de l’énergie qui continuent de peser sur les factures des ménages et les coûts de production des entreprises.

Face à cette perspective, la Banque d’Angleterre devrait, selon la CBI, maintenir son taux directeur à 3,75 % pour le reste de 2025, afin d’éviter un resserrement prématuré qui pourrait davantage freiner l’activité.

Contexte international et enseignements pour les décideurs

Le ralentissement britannique s’inscrit dans un environnement mondial marqué par :

  • La volatilité des marchés énergétiques liée aux conflits au Moyen‑Orient.
  • Des pressions inflationnistes persistantes dans plusieurs économies avancées.
  • Une incertitude géopolitique qui affecte les décisions d’investissement.

Pour les responsables politiques et les chefs d’entreprise, ces prévisions soulignent l’importance de :

  • Renforcer les mesures d’atténuation de l’impact énergétique (subventions ciblées, accélération de la transition vers les énergies renouvelables).
  • Soutenir l’investissement productif grâce à des incitations fiscales stables et à un cadre réglementaire prévisible.
  • Surveiller de près l’évolution du marché du travail afin d’ajuster les politiques de formation et de reconversion professionnelle.

En s’appuyant sur des sources reconnues telles que la CBI, l’ONS et la Banque d’Angleterre, cette analyse offre une vue d’ensemble factuelle et utile pour comprendre les défis actuels de l’économie britannique.

Découvrez nos autres contenus

Articles connexes