samedi, juin 13, 2026
États-UnisLe nom de Trump doit être retiré du Kennedy Center d'ici vendredi soir alors que la cour d'appel rejette la requête du DOJ

Le nom de Trump doit être retiré du Kennedy Center d’ici vendredi soir alors que la cour d’appel rejette la requête du DOJ

Le retrait du nom de Trump du Kennedy Center confirmé par la cour d’appel

Le vendredi 12 juin 2026, des ouvriers ont installé des échafaudages le long de la façade du Kennedy Center à Washington, D.C., en préparation du retrait du nom de l’ancien président Donald Trump, comme le montre une photo diffusée par Bloomberg et Getty Images.

Contexte du changement de nom

En décembre 2025, le conseil d’administration du Kennedy Center, alors dirigé par Trump qui s’était nommé administrateur, a rebaptisé l’institution « Trump Kennedy Center ». Cette décision a été contestée par la représentante Joyce Beatty, administratrice d’office du centre, qui a soutenu que seul le Congrès possède l’autorité pour modifier le nom du bâtiment, conformément à la loi organique du Kennedy Center.

Décision du juge Cooper

Le 29 mai 2026, le juge du district de Columbia Christopher Cooper a rendu une ordonnance déclarant que le nom de Trump devait disparaître de la façade d’ici le vendredi soir suivant. Dans son avis, le juge a écrit : « Le Congrès a donné son nom au Kennedy Center, et seul le Congrès peut le changer. » Il a également souligné que l’administration avait déjà commencé à retirer le nom des documents officiels du centre, montrant une conformité substantielle à l’ordonnance.

Réaction du DOJ et demande de suspension

Le département de la Justice (DOJ) a immédiatement demandé à la cour d’appel du circuit du district de Columbia de suspendre l’ordonnance du juge Cooper, arguant qu’il serait inutile de modifier la signalisation maintenant pour potentiellement revenir en arrière après un appel réussi. Le procureur général adjoint Brett Shumate a déclaré dans la requête : « Cela n’a pas de sens de modifier le nom et la signalisation du Centre maintenant, pour éventuellement revenir à nouveau sur le nom après ce qui devrait être un appel réussi. »

Quelques heures après le dépôt, la cour d’appel a rejeté la demande de suspension administrative immédiate, ordonnant à Beatty de déposer une réponse d’ici le 22 juin et au DOJ de répondre d’ici le 29 juin.

Position de la représentante Joyce Beatty

Les avocats de Beatty ont soutenu que la cour avait déjà accordé quatorze jours aux défendeurs pour se conformer ou faire appel, et que la demande de dernière minute était frivole. Ils ont écrit : « La Cour devrait rejeter la demande de suspension de dernière minute des accusés en attendant l’appel. » Ils ont également noté que les défendeurs avaient initialement choisi de se conformer, avaient refusé de faire appel, puis avaient changé de stratégie la veille de la date limite.

Implications et prochaines étapes

Le rejet de la demande de suspension signifie que le retrait du nom de Trump devrait se poursuivre comme prévu, sauf si la cour d’appel statue autrement lors de l’examen du fond de l’affaire. Cette décision renforce le principe selon lequel les modifications symboliques d’institutions financées par des fonds fédéraux nécessitent l’approbation du Congrès, et non une décision unilatérale du conseil d’administration.

Les observateurs notent que l’affaire pourrait établir un précédent important concernant les limites du pouvoir exécutif sur les institutions culturelles nationales. Les prochains dépôts juridiques, prévus pour fin juin, détermineront si le nom de Trump pourra être restauré ou si le Kennedy Center conservera définitivement son appellation originale en l’honneur du président John F. Kennedy.

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