Accord américano‑iranien : une avancée vers la paix au Moyen‑Orient
Le dimanche 14 juin 2026, le Premier ministre britannique Keir Starmer a rencontré la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au 10 Downing Street, à Londres, selon une photographie diffusée par Andy Pluie pour Bloomberg/Getty Images. Cette rencontre s’est déroulée dans le contexte d’un accord annoncé entre les États‑unis et l’Iran visant à mettre fin immédiatement au conflit qui sévissait depuis plus de trois mois au Moyen‑Orient.
Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, les deux parties sont parvenues à un cessez‑le‑feu définitif, dont la signature officielle devrait intervenir vendredi prochain en Suisse. Cette signature ouvrirait ensuite une période de soixante jours de négociations complémentaires portant sur le programme nucléaire iranien.
Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il autoriserait la levée immédiate du blocus naval américain. Des médias d’État iraniens ont rapporté, le vendredi précédent, qu’un projet de mémorandum de quatorze pages prévoyait la suppression des sanctions pétrolières américaines et l’engagement de Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz dans les trente jours suivant l’accord.
Réactions des dirigeants européens et internationaux
Dans une déclaration commune, le Royaume‑uni, la France, l’Allemagne et l’Italie – le groupe dit « E4 » – ont salué l’accord comme « un moment d’opportunité pour restaurer la stabilité régionale et stabiliser l’économie mondiale ». Les quatre pays se sont dits prêts à lever les sanctions pertinentes à l’encontre de l’Iran, à condition que Téhéran prenne des mesures claires et vérifiables concernant son programme nucléaire.
Le communiqué de l’E4 appelle également à une mise en œuvre « rapide et globale » de l’accord et souligne que la réouverture urgente du détroit d’Ormuz, avec une liberté de navigation inconditionnelle et sans restriction, est essentielle pour la sécurité des approvisionnements énergétiques.
Les représentants européens ont rappelé que « l’Iran ne doit jamais acquérir l’arme nucléaire » et ont indiqué leur volonté de travailler avec les États‑unis, l’Iran et l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) à cet effet, selon les informations rapportées par Reuters.
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a, quant à elle, qualifié l’accord de « étape majeure vers la résolution de la situation » et a exprimé l’espoir que sa mise en œuvre soit constante, que la navigation libre et sûre dans le détroit d’Ormuz soit assurée et qu’un accord final sur la question nucléaire iranienne ainsi que d’autres dossiers soit conclu dans les plus brefs délais.
Le Liban au cœur des mises en garde
Le président de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué l’accord, estimant qu’il devrait permettre la réouverture « immédiate et sans frais » du détroit d’Ormuz et mettre fin aux programmes nucléaire et balistique de l’Iran. Toutefois, elle a mis en garde : « il ne peut y avoir de paix au Moyen‑Orient tant que le Liban est en flammes ».
Von der Leyen a appelé toutes les parties à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban et à mettre en œuvre un véritable cessez‑le‑feu. Elle a annoncé que, lors du sommet du G7 qui débute lundi à Évian, en France, les dirigeants rencontreront leurs partenaires du Golfe et du Moyen‑orient afin de discuter des voies de paix.
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a félicité les belligérants pour cet accord, le qualifiant d’« étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ». Il a également exprimé sa reconnaissance envers le Pakistan, le Qatar et d’autres pays du Moyen‑orient pour leur rôle de facilitateur dans les pourparlers.
Impact sur les marchés de l’énergie
L’annonce de l’accord a immédiatement influencé les cours du pétrole. Le brut Brent a chuté d’environ 4 % pour s’établir à 83 dollars le baril, tandis que le WTI a glissé de 4,8 % à 80,80 dollars le baril, selon les données de marché publi
