samedi, juin 20, 2026
EuropeLa Russie menace d’escalader la situation après que l’Ukraine a frappé Moscou avec la plus grande attaque de drone jamais réalisée

La Russie menace d’escalader la situation après que l’Ukraine a frappé Moscou avec la plus grande attaque de drone jamais réalisée

Attaque de drones ukrainienne sur la raffinerie de Gazprom Neft près de Moscou

Le 18 juin 2026, une colonne de fumée noire s’est élevée au-dessus de la raffinerie de pétrole de Gazprom Neft située dans la banlieue sud‑est de Moscou, selon des images diffusées par l’AFP et Getty Images. Les autorités russes ont confirmé que l’incendie résultait d’une attaque aérienne menée par les forces ukrainiennes.

Détails de l’attaque

Selon les premiers bilans publiés par le ministère de la Défense russe, près de 200 drones ont été lancés lors de cette opération, ce qui constitue le plus grand raid aérien jamais réalisé par l’Ukraine contre la capitale russe. L’explosion a provoqué 16 blessés parmi le personnel de la raffinerie et les riverains, tandis que quatre aéroports moscovites ont temporairement suspendu leurs vols pour des raisons de sécurité.

Les autorités locales ont indiqué que les services d’incendie ont maîtrisé le feu après plusieurs heures d’intervention, mais que des perturbations logistiques ont persisté dans la chaîne d’approvisionnement en carburant de la région.

Réactions russes

Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, s’exprimant devant la presse à Kazan, a qualifié l’attaque de « terroriste » et a annoncé que la Russie intensifierait ses « frappes collectives massives » contre des infrastructures ukrainiennes visant à affecter directement la capacité de combat des forces armées de Kiev.

Le président Vladimir Poutine, présent à Kazan pour le sommet Russie‑ASEAN, a déclaré que la Russie examinerait toutes les options pour protéger ses installations énergétiques, sans toutefois préciser de mesures concrètes.

Position de l’Ukraine et appel au soutien occidental

Le président Volodymyr Zelenskyy a publié un message sur les réseaux sociaux affirmant que l’attaque était une réponse « pleinement justifiée » aux frappes russes contre le monastère de la Laure de Petchersk à Kiev, survenu plus tôt dans la semaine. Il a ajouté :

« Ces derniers jours, tous nos partenaires ont constaté la précision et l’efficacité de nos frappes à moyenne portée et de nos sanctions à longue portée. Il est temps que la guerre prenne fin et la Russie doit prendre les mesures diplomatiques nécessaires. »

Zelenskyy a également indiqué qu’il poursuivait ses efforts pour obtenir un soutien accru des États‑tats‑Unis et de l’Europe, soulignant que le président américain Donald Trump s’était engagé à fournir davantage d’aide à l’Ukraine et avait exhorté le Kremlin à « conclure un accord » pour mettre fin au conflit.

Analyse des experts

L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), think‑tank basé à Washington D.C., a observé que la fréquence, l’ampleur et la profondeur croissantes de la campagne de frappes à longue portée de l’Ukraine contre des villes fortement défendues telles que Moscou et Saint‑Pétersbourg « démontrent les vulnérabilités croissantes des défenses aériennes russes ».

Le rapport de l’ISW note également que les « miliblogueurs » russes ont exprimé leurs inquiétudes concernant la capacité de la défense aérienne à contrer des essaims de drones de cette ampleur, ainsi que les effets de la censure sur la diffusion d’informations fiables.

Conséquences immédiates et perspectives

L’incident du 18 juin 2026 souligne l’escalade récente du conflit, caractérisée par l’utilisation croissante de systèmes aériens sans pilote pour frapper des infrastructures stratégiques en profondeur. Alors que les deux parties continuent de chercher un avantage sur le champ de bataille, la communauté internationale surveille de près les développements, notamment les éventuelles initiatives diplomatiques soutenues par les États‑tats‑Unis et l’Union européenne.

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