La flambée des prix de l’essence frappe durement les travailleurs des plateformes
Alvaro Bolainez, chauffeur de covoiturage dans la région de Los Angeles depuis plus de dix ans, n’avait jamais connu une telle situation. « C’était comme si les prix à la pompe avaient grimpé du jour au lendemain », raconte-t-il, pointant du doigt les frappes américano-israéliennes contre l’Iran comme catalyseur de cette soudaine inflation. Pour préserver ses bénéfices, il évite désormais les trajets trop courts et partage ses conseils dans un groupe Facebook, témoignant d’une solidarité devenue nécessaire face à cette crise.
Bolainez incarne des millions d’Américains dont les revenus dépendent d’économies de plateforme (livraison, transport). Leur vulnérabilité est exacerbée : leur outil de travail est aussi leur principale dépense. « Nous n’avons pas le choix, confie-t-il. Si nous ne conduisons pas, nous ne pourrons pas payer le loyer ou les factures. »
Des données historiquement élevées
Les chiffres confirment l’ampleur du choc. Selon l’AAA, le prix moyen de l’essence sans plomb a bondi de 22 % en un mois pour atteindre environ 3,59 dollars le gallon, un niveau inédit depuis mai 2024. Bespoke Investment Group a relevé la plus forte hausse sur trois jours depuis l’ouragan Katrina (2005), tandis que Kevin Gordon du Schwab Center for Financial Research note la plus forte progression sur 10 jours jamais enregistrée.
Cette volatilité soudaine plonge les travailleurs dans l’incertitude. « Pour une partie des travailleurs à la demande, l’augmentation des prix de l’essence est non seulement immédiatement douloureuse, mais peut aussi susciter une certaine peur dans leur quotidien », analyse Elizabeth Renter, économiste principale chez NerdWallet.
Adapter ses stratégies pour survivre
Face à cette pression, les
