lundi, juin 1, 2026
EuropeLes bénéfices d'UBS grimpent de 80% à 3 milliards de dollars au premier trimestre, les actions bondissent de 5%

Les bénéfices d’UBS grimpent de 80% à 3 milliards de dollars au premier trimestre, les actions bondissent de 5%

UBS publie des résultats solides au premier trimestre 2025

Le géant suisse de la banque et de la gestion d’actifs a annoncé, mercredi, un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 3 milliards de dollars pour le premier trimestre, en hausse de 80 % sur un an et dépassant les 2,8 milliards de dollars estimés par le consensus LSEG (LSEG, 2025). Cette performance dépasse également les attentes des analystes concernant le bénéfice sous‑jacent avant impôts, qui s’est établi à 3,9 milliards de dollars, soit une progression de 54 % en glissement annuel contre une prévision de 3,2 milliards de dollars.

Bénéfice net et ratio CET1

Le ratio de fonds propres de base (CET 1), indicateur clé de la solvabilité bancaire, a progressé à 14,7 % au terme du trimestre, contre 14,4 % trois mois auparavant. Cette amélioration reflète à la fois la génération de bénéfices et la discipline de gestion du capital.

Rachat d’actions et perspectives de retour aux actionnaires

UBS a indiqué qu’elle restait sur la bonne voie pour racheter 3 milliards de dollars d’actions avant la publication de ses résultats du deuxième trimestre. Au cours du premier trimestre, la banque a déjà procédé au rachat de 900 millions de dollars. Elle a également annoncé son intention de poursuivre de nouveaux rachats d’actions d’ici la fin de l’année.

À la suite de cette annonce, le titre UBS a bondi de plus de 5 % en début de séance, témoignant de la confiance des investisseurs dans la capacité du groupe à distribuer du capital tout en maintenant une solide assise financière.

Commentaire du CEO et contexte géopolitique

Sergio Ermotti, président directeur général d’UBS, a qualifié le trimestre de « très bon », soulignant la résilience de l’établissement malgré les tensions liées à la guerre entre les États‑Unis et l’Iran. Il a ajouté que « les marchés laissent entendre qu’une solution sera trouvée », tout en reconnaissant que les risques restent « élevés » dans un environnement en évolution rapide.

En ce qui concerne les revenus nets d’intérêts (NII) du deuxième trimestre, la banque prévoit qu’ils seront « globalement stables » tant dans ses activités mondiales de gestion de patrimoine que dans ses opérations de banque de particuliers et d’entreprises, reflétant une approche prudente face à l’incertitude macroéconomique.

Flux de capitaux et gestion d’actifs

L’activité mondiale de gestion de patrimoine d’UBS a enregistré de nouveaux actifs nets de 37 milliards de dollars à la fin du trimestre, ce qui représente une croissance annualisée de 3,1 %. Au sein de la division de gestion d’actifs, les nouveaux capitaux nets ont dépassé 14 milliards de dollars, en hausse de 2,7 % sur un an.

Ces flux témoignent de la capacité du groupe à attirer et à retenir des capitaux dans un contexte de marchés relativement résilients, malgré les incertitudes géopolitiques.

Environnement réglementaire suisse

Le gouvernement suisse a récemment dévoilé des projets visant à prévenir un nouvel effondrement bancaire de type Crédit Suisse, ce qui obligerait UBS à détenir environ 20 milliards de dollars de capital supplémentaire. La banque s’est opposée à une refonte réglementaire radicale qui traiterait séparément les investissements détenus par ses filiales étrangères du capital CET 1 du groupe.

Concernant le secteur du crédit privé, Ermotti a déclaré que la banque « ne voit aucune perturbation ou problème majeur », précisant que l’exposition d’UBS dans ce domaine représente environ 0,5 % de son bilan, bien diversifiée et de bonne qualité. Il a ajouté que les éventuelles pressions observées sur certains fonds sont davantage liées à des questions de liquidité qu’à une détérioration de la performance sous‑jacente.

En synthèse, le premier trimestre 2025 d’UBS montre une forte rentabilité, une amélioration de la solvabilité et une volonté affirmée de retourner du capital aux actionnaires, tout en naviguant prudemment dans un environnement réglementaire et géopolitique encore incertain.

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