Nigeria saisit 22 défenses d’éléphant d’une valeur de 126,39 millions de nairas
Le 13 juin 2026, aux alentours de 16 h30, le Service des douanes du Nigeria (NCS) – Unité fédérale des opérations (FOU) Zone A, basée à Lagos – a annoncé l’interception de 22 morceaux de défenses d’éléphant provenant d’espèces menacées. La cargaison, pesant au total 130,84 kilogrammes, était estimée à 126,39 millions de nairas sur le marché noir international.
Opération conjointe et détails de la saisie
L’opération a été menée en étroite collaboration avec l’Agence nationale d’application des normes et réglementations environnementales (NESREA) et la Wildlife Justice Commission (WJC). Selon le communiqué du NCS, les défenses ont été découvertes à Ofada, dans la région de Mowe (État d’Ogun), grâce à un travail de renseignement coordonné impliquant la surveillance des agents de l’unité opérationnelle fédérale de zone A et de l’équipe SIS A du renseignement douanier.
En parallèle, quatre membres présumés d’un syndicat de trafic d’espèces sauvages ont été arrêtés simultanément à différents endroits de l’État de Lagos. Un véhicule soupçonné d’avoir servi au transport de l’ivoire a également été saisi et placé sous garde douanière.
- Date de l’interception : 13 juin 2026, 16 h30
- Lieu : Ofada, région de Mowe, État d’Ogun
- Quantité saisie : 22 défenses d’éléphant (130,84 kg)
- Valeur estimée : 126,39 millions de nairas
- Personnes arrêtées : 4 suspects
- Biens saisis : véhicule utilisé présumément pour le trafic
Contexte juridique et engagements internationaux
Le contrôleur de l’unité fédérale des opérations de la zone A, Gambo Aliyu, a souligné que cette saisie s’inscrit dans le cadre des obligations du Nigeria au titre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Il a rappelé que le Nigeria est signataire de la CITES depuis plusieurs décennies, ce qui interdit le commerce non autorisé d’espèces protégées telles que l’éléphant d’Afrique.
Aliyu a également cité l’article 55(1)(i) de la loi de 2023 sur le service des douanes du Nigeria, qui prohibe explicitement le trafic d’espèces sauvages protégées. Selon lui, l’opération démontre la capacité de l’agence à appliquer ces dispositions nationales tout en s’appuyant sur des cadres internationaux reconnus.
Réactions des autorités et appel à la coopération publique
Lors de sa déclaration, le contrôleur Aliyu a félicité NESREA et la WJC pour leur soutien stratégique, leur échange de renseignements et leur partenariat opérationnel. Il a déclaré :
« Le rôle joué par nos partenaires a été inestimable. Leur coopération et leur expertise ont grandement amélioré l’efficacité de l’opération et ont contribué de manière significative à cette réussite. »
Il a mis en garde les trafiquants et autres éléments criminels contre toute tentative d’exploitation des frontières nigérianes pour le commerce illégal d’ivoire, affirmant que le NCS continuera à renforcer la surveillance et les actions coercitives fondées sur le renseignement.
Aliyu a également lancé un appel au public :
« Le public a un rôle essentiel à jouer dans la protection de notre biodiversité. Nous encourageons toute personne disposant d’informations utiles sur les syndicats de trafic d’espèces sauvages à se manifester. »
Les défenses récupérées, le véhicule et les quatre suspects restent sous la garde douanière tandis que l’enquête se poursuit en vue d’éventuelles poursuites judiciaires.
Impact et perspectives
Cette saisie s’inscrit dans une série d’efforts récents des autorités nigérianes visant à freiner le commerce illicite d’espèces sauvages, une activité criminelle estimée à plusieurs milliards de dollars à l’échelle mondiale. Selon des rapports du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), le trafic d’ivoire demeure une menace majeure pour la survie des éléphants d’Afrique, déjà classés comme vulnérables sur la liste rouge de l’UICN.
En renforçant la coopération inter‑agences et en sollicitant la vigilance citoyenne, le Nigeria espère non seulement démanteler les réseaux criminels, mais aussi rétablir sa réputation en tant que partenaire responsable dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages à l’échelle régionale et internationale.
