Un F‑35B décolle de l’USS Tripoli lors d’une opération américaine en Iran
Le 13 mai 2026, un chasseur furtif F‑35B Lightning II appartenant au Marine Fighter Attack Squadron (VMFA) 121 a quitté le pont d’envol du navire d’assaut amphibie USS Tripoli (LHA 7). Cette manœuvre s’est inscrite dans le cadre d’une série de frappes dites « d’autodéfense » menées par les forces américaines dans le sud de l’Iran, annoncées tôt le matin, heure locale.
Contexte de l’opération d’autodéfense
Le commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que les cibles visées comprenaient des sites de lancement de missiles balistiques iraniens ainsi que plusieurs embarcations soupçonnées de tenter de poser des mines dans le détroit d’Ormuz. Selon le porte‑parole du CENTCOM, Tim Hawkins, l’opération avait pour objectif « de protéger nos troupes des menaces posées par les forces iraniennes » tout en faisant preuve de retenue pendant le cessez‑le‑feu en cours.
Cette déclaration a été publiée dans un communiqué officiel du CENTCOM daté du 13 mai 2026, consultable sur le site du département de la Défense des États‑Unis.
Déclarations de l’administration Trump et réactions diplomatiques
Le président Donald Trump avait précédemment déclaré, lors d’un entretien diffusé lundi, que les négociations avec l’Iran « se déroulaient bien », mais il avait également averti que « ce ne serait qu’une bonne affaire pour tous, voire pas d’accord du tout », menaçant de reprendre les hostilités « sur le front de bataille et de tirer, mais plus grand et plus fort que jamais ».
Le secrétaire d’État Marco Rubio, alors en visite en Inde, a affirmé que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert « d’une manière ou d’une autre », faisant référence à l’action américaine contre l’Iran, selon une dépêche Reuters du 12 mai 2026. Il a ajouté qu’un éventuel accord pourrait être conclu « dans quelques jours ».
Par ailleurs, Fox News a cité, le 11 mai 2026, des hauts responsables américains estimant que les pourparlers étaient « à 95 % » d’aboutir, bien que les deux parties restent prudentes.
Impact sur les marchés pétroliers
Les annonces militaires ont immédiatement influencé les cours du brut. Le matin du 13 mai 2026, le contrat à terme West Texas Intermediate (WTI) a chuté d’environ 5 % pour s’établir à 91,87 $ le baril, tandis que le Brent de la mer du Nord a gagné 2,14 % pour atteindre 98,20 $ le baril. Ces mouvements reflètent l’incertitude des investisseurs quant à la stabilité du détroit d’Ormuz, voie cruciale pour le transport mondial d’hydrocarbures.
Un analyste du secteur, interrogé par CNBC, a résumé la situation en déclarant : « Peu importe ce que l’Iran fait ou n’a pas fait, peu importe les contours de l’accord. Ils veulent juste que la guerre cesse pour faire baisser les prix du pétrole ou du gaz ».
Historique récent des tensions entre Washington et Téhéran
Cette opération n’est pas un incident isolé. Un cessez‑le‑feu entre les États‑Unis et l’Iran avait été conclu le 8 avril 2026. Toutefois, peu de temps après, les marines américains avaient saisi le cargo iranien Touska à la fin du mois d’avril. En mai, les deux parties avaient échangé des coups de feu dans le détroit d’Ormuz, chacune accusant l’autre d’avoir initié l’escalade.
Ces épisodes montrent la fragilité du cadre de désescalade et la persistance de méfiances mutuelles, malgré les efforts diplomatiques répétés de part et d’autre.
Sources et références
- Communiqué du CENTCOM, « U.S. Central Command conducts defensive strikes in southern Iran », 13 mai 2026.
- Reuters, « U.S. Secretary of State Rubio says Strait of Hormuz must stay open », 12 mai 2026.
- Fox News, « Iran talks reportedly 95 % complete, officials say », 11 mai 2026.
- Données des marchés pétroliers : Bloomberg, WTI et Brent prices, 13 mai 2026.
- CNBC, interview d’un analyste énergétique, 13 mai 2026.
