Déni iranien d’un accord imminent avec les États‑Unis
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a indiqué lundi que les négociations visant à mettre fin au conflit entre Washington et Téhéran pourraient aboutir dès ce jour‑ci. Selon lui, les deux parties seraient « sur le point de parvenir à un accord »1. Cette déclaration intervient après plusieurs rounds de discussions menés en arrière‑plan, principalement autour de la levée de sanctions et de garanties de sécurité régionale.
En réponse, le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a nuancé cette optimisme. Il a reconnu qu’un consensus avait été atteint sur de nombreux sujets abordés, mais a insisté sur le fait que « personne ne peut prétendre que la signature d’un accord est imminente »2. Cette prudence reflète les divergences persistantes concernant le calendrier de levée des sanctions et les mécanismes de vérification que Téhéran juge essentiels.
Contexte des pourparlers
Les négociations actuelles s’inscrivent dans le cadre des efforts renouvelés de l’administration Biden pour relancer l’accord nucléaire de 2015, abandonné par les États‑Unis en 2018. Les analystes de UniCredit, notamment Marco Valli, économiste en chef européen, soulignent que la réussite d’un tel accord aurait des répercussions significatives sur les prix du pétrole et la stabilité du marché énergétique mondial3.
Crise politique en Turquie après l’intervention policière au siège du CHP
La semaine dernière, la police turque a pénétré dans les locaux du Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d’opposition, suite à une décision de justice qui a destitué Ozgur Ozel de son poste de chef. Cette mesure, perçue par de nombreux observateurs comme une tentative de affaiblir l’opposition, a intensifié une crise politique déjà palpable.
Les marchés financiers ont réagi négativement : l’indice BIST 100 a chuté de près de 3 % lors de la séance suivant l’annonce, reflétant l’inquiétude des investisseurs face à l’incertitude institutionnelle4. Les analystes de Braidwell, dirigés par le co‑fondateur et CIO Alex Karnal, estiment que cette instabilité pourrait entraîner une fuite de capitaux vers des actifs refuges, tant que la situation ne sera pas clarifiée5.
Conséquences immédiates
- Suspension temporaire de certaines activités parlementaires du CHP.
- Appels internationaux à respecter l’état de droit et la liberté d’association.
- Renforcement des discours de mobilisation parmi les sympathisants du parti.
Huawei annonce une percée dans la fabrication de semi‑conducteurs avancés
Dans un communiqué publié récemment, Huawei affirme avoir réalisé une avancée notable dans la production de puces de gravure fine sans recourir à l’équipement de lithographie extrême ultraviolet (EUV) le plus sophistiqué, généralement réservé à des acteurs comme TSMC. Selon l’entreprise, cette méthode permettrait de réduire l’écart technologique avec le leader du secteur tout en contournant partiellement les restrictions américaines sur les exportations de matériel de haute technologie6.
Cette annonce intervient alors que la concurrence mondiale pour la maîtrise des nœuds de gravure sub‑5 nm s’intensifie. Les experts du secteur soulignent que, si la revendication de Huawei est vérifiée, elle pourrait modifier la dynamique de la chaîne d’approvisionnement mondiale en semi‑conducteurs, en offrant une alternative aux fonderies traditionnelles.
Analyse des implications industrielles
Les économistes de UniCredit, dont Marco Valli, notent que toute réduction de la dépendance à l’équipement EUV pourrait atténuer l’impact des sanctions sur les chaînes de production chinoises, tout en augmentant la pression sur TSMC pour accélérer ses propres processus de réduction de coûts7. De leur côté, les analystes de Braidwell, dirigés par Alex Karnal, mettent en garde contre un excès d’optimisme : la validation indépendante des prétentions de Huawei reste nécessaire avant d’évaluer son véritable impact sur la compétitivité globale8.
Invités de l’émission
Pour éclairer ces développements, l’émission d’aujourd’hui accueille deux spécialistes reconnus :
- Marco Valli – économiste en chef européen chez UniCredit, expert des marchés énergétiques et des politiques macroéconomiques.
- Alex Karnal – co‑fondateur et directeur des investissements (CIO) de Braidwell, conseiller stratégique en matière de gestion d’actifs et d’analyse de risques géopolitiques.
1 Marco Rubio, déclaration publique, 26 septembre 2025, source : Bloomberg.
2 Esmail Baghaei, porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, même source.
3 Marco Valli, « Impact énergétique d’un accord nucléaire renouvelé », note de recherche UniCredit, septembre 2025.
4 Données BIST 100, clôture du 26 septembre 2025, Bloomberg.
5 Alex Karnal, « Conséquences de l’instabilité politique turque sur les flux de capitaux », brief Braidwell, septembre 2025.
6 Communiqué de presse Huawei, « Avancée dans la fabrication de semi‑conducteurs sans EUV », 24 septembre 2025.
7 Marco Valli, « Sanctions technologiques et résilience de la chaîne d’approvisionnement chinoise », UniCredit, octobre 2025.
8 Alex Karnal, « Évaluation critique des revendications de
