Le Tadjikistan : un déficit budgétaire ménager alarmant avant les chocs externes
Une étude récente de l’Agence des statistiques du Tadjikistan, basée sur des données recueillies auprès de 3 000 ménages en 2024, révèle une réalité économique préoccupante : les foyers tadjiks ont dépensé en moyenne 1 110 somoni par personne et par mois (environ 102 dollars), contre des revenus mensuels moyens de 1 082 somoni (environ 99 dollars). Ce léger déficit, bien que mince en chiffres absolus, illustre une marge de manœuvre financière quasi inexistante pour une population déjà vulnérable. La situation risque de se détériorer avec la guerre en Iran, qui menace d’accentuer les pressions inflationnistes et de perturber les routes commerciales vitales pour ce pays enclavé.
Un déficit mensuel aux conséquences dévastatrices
L’écart entre revenus et dépenses, bien que modeste, cache une précarité profonde. Pour de nombreux ménages, toute dépense imprévue ou hausse des prix peut plonger les familles dans l’insécurité alimentaire ou l’endettement. Cette fragilité est d’autant plus critique que le Tadjikistan reste le pays le plus pauvre d’Asie centrale, selon les données gouvernementales confirmées par des organismes internationaux comme la Banque mondiale.
