L’intelligence artificielle au service du droit : l’approche innovante de Chris Schwegmann
Dans le paysage juridique en évolution, l’avocat Chris Schwegmann, associé au cabinet Lynn Pinker Hurst & Schwegmann de Dallas, se distingue par son usage créatif de l’intelligence artificielle. Plutôt que de se limiter à la recherche documentaire classique, il pousse l’interaction avec les outils d’IA, comme la plateforme spécialisée Harvey, dans des directions inattendues pour stimuler la réflexion stratégique.
Une méthode inspirée de la littérature et de l’histoire
Pour aborder des problèmes juridiques complexes, Schwegmann demande parfois à l’IA d’adopter le point de vue de personnalités réelles ou fictives. Après avoir téléchargé les mémoires adverses, il peut ainsi instruire Harvey d’analyser le dossier “en tant que juge en chef de la Cour suprême, John Roberts”, pour anticiper une approche judiciaire. À d’autres moments, il invite l’IA à penser comme Sherlock Holmes, cherchant à décloisonner sa propre réflexion. “Harvey, ChatGPT… ils savent qui sont ces gens et peuvent aborder le problème dans cet état d’esprit”, explique-t-il. Cette méthode, qui puise dans la science, la littérature ou la mythologie, génère selon lui des idées originales, ensuite affinées par le jugement juridique humain pour construire une argumentation solide.
L’adoption de l’IA dans les petites entreprises : des données révélatrices
L’expérience de Schwegmann intervient alors que l’adoption de l’IA progresse, mais de manière inégale, au sein des petites structures. Les données de la Fédération nationale des entreprises indépendantes (NFIB) montrent que seulement 24 % des propriétaires de petites entreprises interrogés utilisent déjà l’IA, que ce soit via ChatGPT, Canva ou Copilot. Parmi ces utilisateurs, 98 % affirment que la technologie n’a eu aucun impact sur le nombre d’employés de leur entreprise à ce stade.
Un fossé entre les petites et les grandes structures
L’enquête NFIB révèle une corrélation claire entre la taille de l’entreprise et le taux d’adoption. Alors que les entreprises de moins de 10 employés affichent un taux d’implémentation de 21 %, celles comptant 50 salariés ou plus voient ce taux grimper à près de 50 %. Le rapport de la NFIB souligne : “Les données montrent clairement que l’adoption par les plus petites entreprises est considérablement en retard par rapport à leurs concurrents plus grands. … Avec un peu d’attention de la part de toutes les parties prenantes concernées, des règles du jeu plus équitables sont possibles.”
Les usages les plus courants et les perspectives
Les applications les plus répandues concernent les communications, le marketing et la publicité, l’analyse prédictive et le service client. Concernant l’avenir, 63 % des petits employeurs anticipent que l’utilisation de l’IA dans leur secteur sera “importante dans une certaine mesure” au cours des cinq prochaines années. 12 % estiment qu’elle sera “extrêmement importante”, tandis
