samedi, avril 11, 2026
Asie-PacifiqueLes marchés de l'Asie-Pacifique augmentent principalement dans les échanges de Pâques en raison des espoirs de réouverture d'Ormuz

Les marchés de l’Asie-Pacifique augmentent principalement dans les échanges de Pâques en raison des espoirs de réouverture d’Ormuz

Asie-Pacifique : Les marchés accueillent favorablement l’espoir d’une désescalade dans le détroit d’Ormuz

Les principaux marchés d’Asie-Pacifique ont terminé la semaine sur une note majoritairement positive vendredi, portés par des signaux encourageants concernant l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde pour le commerce énergétique. Selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA, l’Iran et l’Oman auraient rédigé un protocole visant à « surveiller le transit » à travers le détroit d’Ormuz. Cette initiative, si elle se concrétise, pourrait permettre une réouverture partielle de ce passage critique, réduisant ainsi les risques géopolitiques qui pèsent sur l’approvisionnement pétrolier mondial.

Le pétrole en forte hausse avant le week-end de Pâques

L’anticipation d’une possible stabilisation du transit pétrolier a coïncidé avec une volatilité extrême sur les marchés des matières premières. Jeudi, avant la fermeté des marchés pour le Vendredi saint et le week-end de Pâques, les prix du pétrole ont connu un bond spectaculaire. Le contrat à terme sur le brut américain (WTI) a grimpé de près de 12 % pour atteindre 112,06 dollars le baril. Le Brent, la référence mondiale, a progressé d’environ 8 % à 109,24 $, selon les données de marché.

La tension était encore plus palpable sur le marché au comptant. Le prix des cargaisons physiques de Brent pour livraison immédiate a atteint 141,36 dollars le baril jeudi, dépassant tous les records depuis la crise financière de 2008, d’après les chiffres compilés par S&P Global. Cette flambée reflète les craintes immédiates d’une pénurie physique liée aux perturbations dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent traditionnellement environ un tiers des expéditions maritimes de pétrole.

Performances divergentes en Asie et focus sur la Corée du Sud

Dans ce contexte, les bourses asiatiques ont affiché des trajectoires contrastées. L’indice Kospi de la Bourse de Séoul a mené les gains régionaux avec une progression de 1,75 %. Cette performance s’explique en partie par un événement diplomatique majeur : le président sud-coréen Lee Jae Myung doit rencontrer vendredi son homologue français Emmanuel Macron. La Maison Bleue (la présidence sud-coréenne) a indiqué que cette rencontre devait élever le partenariat entre les deux pays au rang de « partenariat stratégique mondial », une première depuis 22 ans.

Selon le Korea Times, les discussions devraient porter sur l’élargissement de la coopération dans le commerce, l’investissement, ainsi que des secteurs de pointe comme l’intelligence artificielle, l’énergie nucléaire et l’espace. À Tokyo, le Nikkei 225 a gagné 0,91 %, porté par les valeurs de consommation non cycliques, tandis que l’indice plus large Topix avançait de 0,65 %, aidé par le secteur de l’énergie. En Chine continentale, l’indice CSI 300 a cependant inversé ses gains en cours de séance pour terminer en baisse de 0,47 %.

Les marchés d’Australie et de Hong Kong étaient fermés pour le week-end de Pâques. Au Japon, les rendements des obligations d’État (JGB) ont atteint des niveaux historiques. Le rendement du JGB à 2 ans a touché 1,391 %, son plus haut depuis 1995, et celui du JGB à 10 ans a culminé à 2,399 %, un record depuis 1999. Le ministre des Finances Satsuki Katayama a déclaré que l’impact du récent discours du président américain Donald Trump sur les tarifs douaniers avait été « assez important » et avait alimenté une activité spéculative sur les marchés du pétrole et des changes.

Marchés américains : Une séance volatile mais stable

Les contrats à terme sur les indices américains évoluaient dans un mouchoir de poche avant l’ouverture, le S&P 500 étant stable et le Nasdaq-100 cédant 0,07 %. Le Dow Jones Industrial Average gagnait 9 points (+0,02 %). Lors de la séance de jeudi, les marchés américains avaient connu une forte volatilité, en réaction aux prix du pétrole, mais les principaux indices avaient finalement terminé quasi inchangés. Le Dow Jones avait reculé de 61,07 points (-0,13 %), tandis que le S&P 500 progressait de 0,11 % et le Nasdaq Composite de 0,18 %.

Cette stabilité relative à Wall Street, malgré le choc pétrolier, illustre la complexité des équilibres actuels où les craintes géopolitiques sur l’offre énergétique se heurtent aux préoccupations concernant la croissance économique mondiale et les politiques commerciales.

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