Le secteur laitier tanzanien en 2025/2026 : production, importations et consommation
Le 14 mai 2026, devant le Parlement à Dodoma, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Bashiru Ally Kakurwa, a présenté le budget du ministère pour l’exercice 2026/2027. Lors de son intervention, il a détaillé les performances du secteur laitier, appuyées par les données du Conseil laitier de Tanzanie.
Volumes transformés et valeur du marché intérieur
Selon le ministre, le volume total de lait transformé et vendu sur le marché intérieur a atteint 101 478 030 litres durant l’exercice 2024/2025, représentant une valeur approximative de 152,2 milliards de shillings tanzaniens. Ces chiffres proviennent du rapport annuel du Conseil laitier de Tanzanie, qui suit la collecte, la transformation et la commercialisation du lait à l’échelle nationale.
Évolution des importations de lait
Le nombre de permis d’importation de lait a légèrement diminué, passant de 630 permis couvrant 11 551 987,87 litres (valeur de 22,96 milliards/-) en 2024/2025 à 609 permis pour 10 089 768,50 litres (valeur de 21,62 milliards/-) en 2025/2026. Cette baisse traduit les efforts du gouvernement visant à renforcer l’environnement d’investissement local, ce qui a encouragé une transformation accrue du lait produit nationalement.
- Permis 2024/2025 : 630 – 11 551 987,87 L – 22,96 mrd/-
- Permis 2025/2026 : 609 – 10 089 768,50 L – 21,62 mrd/-
Consommation par habitant
La consommation annuelle de lait par personne est passée de 68,7 litres en 2024/2025 à 70,5 litres en 2025/2026, soit une hausse de 2,6 %. Cette progression s’inscrit dans une tendance générale d’amélioration de l’accès aux produits laitiers, soutenue par des programmes de sensibilisation nutritionnelle et des subventions ciblées aux petits transformateurs.
Consommation de viande et d’œufs
Dans le même discours, le ministre a présenté les évolutions de la consommation de viande et d’œufs :
- Viande : de 17,6 kg à 18,4 kg par personne et par an.
- Œufs : de 119 œufs à 132 œufs par personne et par an.
Ces augmentations reflètent la diversification des sources de protéines dans l’alimentation tanzanienne, encouragée par les politiques de soutien à l’élevage bovin, caprin et aviaire.
Contexte et perspectives
Le gouvernement tanzanien, à travers le ministère de l’Élevage et de la Pêche, poursuit une stratégie visant à réduire la dépendance aux importations tout en stimulant la production locale. Les mesures incluent :
- Amélioration de l’accès au crédit pour les éleveurs et les transformateurs.
- Renforcement des services vétérinaires et de la qualité du lait.
- Promotion de bonnes pratiques d’élevage via des formations agricoles.
Selon une étude de la FAO publiée en 2025, la productivité moyenne du lait par vache en Tanzanie reste inférieure à la moyenne africaine, ce qui indique une marge de progression significative grâce à l’adoption de génétiques améliorées et à une meilleure gestion des pâturages.
Conclusion
Les données présentées par le ministre Bashiru Ally Kakurwa montrent une dynamique positive pour le secteur laitier tanzanien : une production intérieure en croissance, une légère réduction des importations et une consommation par habitant en hausse. Ces tendances, soutenues par des politiques publiques ciblées et des investissements privés, laissent entrevoir un renforcement de la sécurité alimentaire et une valorisation accrue de la chaîne de valeur laitière dans les années à venir.
