samedi, mai 9, 2026
EuropeLes procureurs français élèvent l'enquête sur Elon Musk et X au rang d'enquête criminelle

Les procureurs français élèvent l’enquête sur Elon Musk et X au rang d’enquête criminelle

Elon Musk, X et l’enquête française sur la manipulation algorithmique

Contexte de l’événement du 19 novembre 2025

Le 19 novembre 2025, Elon Musk a été photographié en train d’observer le discours du président Donald Trump lors du Forum d’investissement américano‑saoudien organisé au John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington. L’image, diffusée par l’AFP et Getty Images, montre le milliardaire assis dans la salle tandis que le président américain évoque les perspectives de coopération économique entre les deux pays.

Transformation de l’enquête en procédure pénale

Le parquet de Paris a annoncé jeudi que l’enquête préliminaire visant Elon Musk et son réseau social X était désormais menée sous le statut d’enquête pénale. Cette décision fait suite à une série de perquisitions effectuées en février 2025 dans les locaux parisiens de X, à la demande du député Éric Bothorel, qui avait signalé des soupçons de manipulation algorithmique destinée à influencer le débat politique français.

Les autorités françaises ont convoqué Musk ainsi que l’ancienne PDG de X, Linda Yaccarino, pour une audition prévue le 20 avril. Selon le bureau du procureur, les deux personnes ont refusé de se présenter et de répondre aux questions qui leur étaient posées.

Allégations concernant Grok et les contenus illicites

L’enquête se concentre sur plusieurs points précis :

  • l’utilisation présumée d’algorithmes de X pour amplifier certains discours politiques en France ;
  • l’accusation selon laquelle Musk et X auraient sciemment autorisé la création et la diffusion de contenus négationnistes de l’Holocauste via le chatbot IA Grok ;
  • la propagation d’images deepfake à caractère sexuel non consensuel, incluant des représentations d’abus sexuels sur des mineurs, générées à partir de photos ou de vidéos d’individus n’ayant pas donné leur accord.

Grok est développé par xAI, la société d’intelligence artificielle fondée par Musk. Cette entité a acquis X (déjà propriété de Musk) et a fusionné plus tôt cette année avec SpaceX, le constructeur de fusées réutilisables. Une version de Grok est également intégrée aux véhicules électriques produits par Tesla, autre entreprise de Musk.

Réactions internationales et position des autorités américaines

Plusieurs juridictions étrangères, dont le bureau du procureur général de Californie, ont ouvert leurs propres investigations sur X et Grok, portant notamment sur la diffusion de contenus explicites et truqués. En avril, le ministère américain de la Justice aurait indiqué aux autorités françaises qu’il ne participerait pas à l’enquête visant Musk ou X, accusant la France d’intervenir de manière inappropriée dans les affaires d’une entreprise américaine.

Les représentants de Musk et de SpaceX n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaires. Le ministère de la Justice américaine et le parquet de Paris n’étaient pas disponibles pour fournir une déclaration immédiate.

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