Zoltán Fehér souligne l’importance de la coordination du G7 sur les minéraux critiques
Dans un article publié le 5 janvier 2026 par le journal australien The Nightly, Zoltán Fehér, expert affilié au Global China Hub de l’Atlantic Council, met en lumière les efforts diplomatiques du G7 pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, notamment les terres rares. Sa citation, « L’équipe Ouest a été invitée à se mondialiser sur un accord sur les terres rares », résume l’urgence d’une action collective face à la dépendance géopolitique actuelle.
Qui est Zoltán Fehér ?
Zoltán Fehér est un membre non-résident du Global China Hub, un centre de recherche de l’Atlantic Council spécialisé dans l’analyse des implications stratégiques de l’ascension de la Chine. Son expertise couvre les politiques industrielles, les chaînes de valeur mondiales et la sécurité économique. Cette citation dans The Nightly s’inscrit dans ses travaux récurrents sur la résilience des démocraties face aux pressions économiques et technologiques.
Le contexte géopolitique des terres rares
Les terres rares, un groupe de 17 éléments chimiques, sont essentielles aux technologies vertes (éoliennes, véhicules électriques), à l’électronique de pointe et à l’industrie de défense. La Chine contrôle environ 60 à 70 % de la production mondiale, selon les données de l’US Geological Survey (2024), ce qui lui confère un levier stratégique majeur. Les tensions commerciales et les restrictions d’exportation passées ont illustré la vulnérabilité des pays occidentaux.
La réponse du G7 et les défis de coordination
Depuis 2023, le G7 a intensifié ses efforts pour diversifier les sources d’approvisionnement via des partenariats avec l’Australie, le Canada et des pays africains. L’article de The Nightly examine les progrès et les écueils de cette coordination. Les défis incluent :
- L’hétérogénéité des réglementations minières et environnementales entre les membres du G7.
- Les coûts élevés du développement de nouvelles mines par rapport aux productions chinoises subventionnées.
- La nécessité d’investissements massifs dans le recyclage et la recherche de substituts.
Fehér souligne que sans une approche unifiée, les pays risquent de se retrouver en concurrence pour les mêmes ressources, affaiblissant leur position face à Pékin.
Pourquoi cette coordination est-elle cruciale ?
La maîtrise des minéraux critiques est devenue un enjeu de souveraineté technologique et de sécurité nationale. L’Union européenne, par exemple, vise moins de 1 % de dépendance à la Chine pour les terres rares d’ici 2030 dans son Critical Raw Materials Act. Une coordination renforcée au sein du G7 pourrait :
- Stimuler les investissements dans des projets miniers communs.
- Harmoniser les normes environnementales et sociales pour éviter un « dumping » réglementaire.
- Créer des stocks stratégiques partagés pour amortir les chocs d’approvisionnement.
Perspectives et limites
Si la volonté politique existe, les réalités économiques freinent l’élan. Les projets miniers prennent souvent une décennie à devenir opérationnels, et les alternatives technologiques sont encore embryonnaires. L’expertise de Fehér rappelle que la « mondialisation de l’équipe Ouest » ne signifie pas une autarcie, mais une diversification astucieuse des flux, en liant alliés et partenaires partageant les mêmes valeurs.
En conclusion, la citation de Zoltán Fehér dans The Nightly n’est pas seulement un commentaire diplomatique ; c’est un appel à l’action pour que les démocraties industrialisées transforment leur dépendance en une force collective. Dans un monde où les ressources naturelles sont devenues des armes géopolitiques,
