Au-delà du nouveau START : repenser le contrôle des armements nucléaires à l’ère de la compétition stratégique
Dans un contexte international marqué par la prolifération des technologies militaires et l’affirmation des puissances nucléaires émergentes, la question du contrôle des armements reste plus cruciale que jamais. Le 21 octobre dernier, Amy Woolf, experte reconnue en matière de dissuasion stratégique, a publié une analyse majeure avec le Royal United Services Institute (RUSI) intitulée « Au-delà du nouveau START : que se passe-t-il ensuite en matière de contrôle des armes nucléaires ? ». Ce travail, relayé le 29 octobre 2025 par le Conseil de l’Atlantique dans le cadre de son programme Défense avancée, appelle les États-Unis à relancer impérativement le dialogue avec la Russie et la Chine pour établir un cadre de régulation nucléaire adapté aux défis du XXIe siècle.
Un héritage en péril : le nouveau START et ses limites
Le Traité sur les mesures de réduction des armements stratégiques (nouveau START), entré en vigueur en 2011, a longtemps symbolisé la coopération nucléaire entre Washington et Moscou. Il limitait à 1 550 le nombre de têtes nucléaires déployées et à 700 le nombre de vecteurs (ICBM, SLBM et bombardiers lourds) pour chaque partie. Cependant, son expiration en 2026, combinée à la suspension des inspections sur le terrain en
