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EuropeUn pétrolier russe serait arrivé à Cuba après que Trump ait assoupli son approche du blocus américain

Un pétrolier russe serait arrivé à Cuba après que Trump ait assoupli son approche du blocus américain

Cuba reçoit un pétrolier russe : une bouée de sauvetage énergétique en pleine crise

La Havane, 19 mars 2026 – Une scène emblématique se joue dans les rues de la capitale cubaine : une vieille Lada soviétique croise un camion d’une micro-entreprise (mipyme) cubaine, stationné devant une station-service équipée d’un réservoir IsoTank de carburant importé. Ce quotidien contraste avec un événement majeur survenu la veille : l’arrivée dans les eaux cubaines du pétrolier russe Anatoly Kolodkin, transportant une cargaison humanitaire de 100 000 tonnes de pétrole brut, selon le ministère russe des Transports cité par l’agence RIA Novosti.

Une livraison cruciale pour une île en pénurie

Ce navire, pourtant soumis à des sanctions internationales, a pu accoster alors même que le président américain Donald Trump déclarait dimanche depuis Air Force One : « Si un pays veut envoyer du pétrole à Cuba maintenant, cela ne me pose aucun problème, que ce soit la Russie ou non. » Ces marquent un revirement spectaculaire par rapport à la politique de blocus pétrolier efficace imposée par son administration à La Havane ces derniers mois.

Pour Cuba, cette cargaison est plus qu’une simple livraison : elle représente une bouée de sauvetage. L’île de 10 millions d’habitants traverse sa plus grave crise énergétique depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Les coupures de courant se multiplient, et les Nations Unies alertent sur les difficultés des hôpitaux à maintenir leurs services d’urgence et de soins intensifs.

L’origine de la crise : la fin des livraisons vénézuéliennes

La dépendance cubaine au pétrole vénézuélien était historiquement massive. Mais depuis début janvier 2026, ces approvisionnements ont été brutalement interrompus. Pourquoi ? Les États-Unis ont lancé une opération militaire extraordinaire visant à destituer le président vénézuélien Nicolás Maduro, mettant fin aux échanges pétroliers privilégiés entre Caracas et La Havane.

L’administration Trump a ensuite durci le ton : elle a menacé d’imposer des droits de douane à tout pays envoyant du brut à Cuba. Cette pression a immédiatement porté ses fruits, incitant des partenaires traditionnels comme le Mexique à suspendre leurs expéditions. Face à ces menaces, le Kremlin avait initialement fait preuve de pragmatisme, rappelant que Washington et Moscou « n’ont pas beaucoup de commerce en ce moment », minimisant ainsi l’impact potentiel de représailles tarifaires.

Les efforts de Cuba pour faire face

La semaine dernière, le président cubain Miguel Díaz-Canel a confirmé une réalité dramatique : l’île n’avait reçu aucune livraison de pétrole depuis plus de trois mois. Dans ce contexte, le gouvernement communiste a accéléré ses projets de diversification énergétique, notamment en lançant des initiatives pour augmenter considérablement sa production d’énergie solaire. Mais ces solutions à long terme ne peuvent résoudre l’urgence immédiate.

La tension sociale est palpable. Les pénuries de carburant paralysent les transports, affectent la production agricole et industrielle, et mettent sous tension les services publics. La récente apparition de camions de mipymes, petits acteurs économiques privés, devant des stations-service, illustre les nouvelles dynamiques économiques que la crise énergetique force à émerger.

Les déclarations contradictoires de Trump

Les propos du président américain à bord d’Air Force One sont ambivalents. D’un côté, il déclare ne

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