HSBC publie ses résultats du premier trimestre 2025 : bénéfice en léger recul malgré une hausse des revenus
Le géant bancaire européen HSBC a dévoilé mardi ses chiffres du premier trimestre 2025, faisant état d’un bénéfice avant impôts de 9,37 milliards de dollars, légèrement inférieur aux prévisions consensuelles de 9,59 milliards de dollars. En parallèle, le produit net bancaire a progressé de 6 % sur un an pour atteindre 18,62 milliards de dollars, dépassant ainsi l’estimation moyenne de 18,49 milliards de dollars.
Performance financière du trimestre
Le revenu d’intérêts nets a enregistré une hausse de 8 % en glissement annuel, s’établissant à 8,9 milliards de dollars. Cette croissance provient principalement de l’augmentation des commissions liées à la gestion de patrimoine et d’autres activités de trésorerie. Les charges d’exploitation ont suivi une tendance similaire, augmentant également de 8 % sous l’effet de l’inflation, des variations de change et des dépenses liées à la performance du personnel.
Le ratio de rendement des capitaux propres tangibles (RoTE) annuelisé, hors éléments notables, s’est affiché à 18,7 % pour le trimestre, dépassant l’objectif moyen terme de la banque fixé à plus de 17 %.
Facteurs ayant pesé sur le résultat
Le principal frein au bénéfice provient des pertes sur créances attendues, qui ont atteint 1,3 milliard de dollars, soit une hausse de 400 millions de dollars par rapport à la même période de l’année précédente (+9 %). Selon une analyse de Citi, ce montant reste toutefois 9 % inférieur aux estimations consensuelles du marché.
HSBC explique cette détérioration par deux facteurs majeurs :
- Une exposition « liée à la fraude » auprès d’un sponsor financier basé au Royaume‑Uni ;
- Une augmentation des provisions liée à l’incertitude économique accrue et à la détérioration des perspectives provoquée par le conflit au Moyen‑Orient.
Le conflit géopolitique a également été cité comme risque pouvant entraîner une hausse des prix du pétrole, une inflation plus soutenue et un ralentissement significatif du PIB, avec un potentiel impact négatif « de pourcentage moyen à élevé » sur le bénéfice avant impôts si ces scénarios se matérialisent.
Perspectives et mesures de réduction des coûts
Pour faire face à ces pressions, HSBC poursuit son programme d’efficacité. La banque indique être sur la bonne voie pour réaliser une réduction de coûts annualisée de 1,5 milliard de dollars d’ici fin juin 2026. Cette ambition s’appuie notamment sur la récente privatisation de Hang Seng Bank, achevée le 26 janvier 2025, qui devrait générer 0,5 milliard de dollars de synergies de revenus et de coûts entre les deux marques à Hong Kong d’ici fin 2028.
Lors de la conférence téléphonique sur les résultats, la dirigeante responsável a précisé que les premières retombées de ces synergies pourraient apparaître dès le second semestre 2025.
Dividende et retour aux actionnaires
Le conseil d’administration a également approuvé le premier acompte sur dividende pour l’exercice 2026, fixé à 0,10 dollar par action. Cette décision s’inscrit dans la volonté de maintenir un rendement attractif pour les actionnaires tout en poursuivant les investissements nécessaires à la transformation digitale et à la gestion des risques.
En synthèse, bien que le bénéfice avant impôts de HSBC ait légèrement manqué les attentes du trimestre, la banque montre une résilience grâce à la croissance de ses revenus d’intérêts et de commissions, ainsi qu’à un dispositif de réduction des coûts clairement défini. Les analystes, dont ceux de Citi, estiment que la capacité de HSBC à dépasser son objectif de RoTE de plus de 17 % demeure solide, à condition que les risques géopolitiques ne s’intensifient pas de façon inattendue.
