Le canard Merlin devient la mascotte inattendue de la Coupe du monde 2026 au Mexique
Le 12 juin 2026, après le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud au stade Azteca de Mexico, les rues de la capitale se sont remplies de supporters en liesse. Au cœur de cette célébration, un canard vêtu du maillot national a capté l’attention des passants et, rapidement, celle des internautes du monde entier.
Une victoire qui déclenche la liesse populaire
Le « Tri » a remporté son premier match 2‑0, déclenchant une vague de festivités dans les quartiers historiques de la ville. Selon l’Associated Press, des milliers de personnes ont défilé vers le Zócalo, chantant des slogans patriotiques et agitant des drapeaux verts, blancs et rouges.
C’est dans cette foule que Karla Gomez, marchande ambulante vendant de l’eau et des sodas, a été filmée en promenade avec son canard domestique, Merlin. La séquence, publiée initialement sur X (anciennement Twitter), a rapidement dépassé le million de vues.
Est-ce que je viens de voir une oie patriotique 😭😭😭
Ce contenu mexicain a été fou 👏🤣 pic.twitter.com/7GeDKtsOeC
— George (@StokeyyG2) 12 juin 2026
Merlin, le canard vendeur d’eau devenu star des réseaux
Merlin n’est pas un simple animal de compagnie : il accompagne quotidiennement Karla Gomez dans ses tournées de vente dans le centre‑ville de Mexico. Selon Gomez, interrogée par l’AP, « Nous n’aimons pas le laisser seul au travail, nous aimons qu’il soit ici avec nous. C’est un bébé, le seul héritier de mes biens, et maintenant, une icône ».
Le canard, identifiable par son plumage blanc et son petit maillot vert, a rapidement été surnommé « Merlin » par les utilisateurs de réseaux sociaux. Une image montrant l’animal marchant devant le Palacio de Bellas Artes, prise le 16 juin 2026 par Daniel Cardenas (Anadolu/Getty Images), a renforcé son statut de symbole populaire.
Reconnaissance officielle et adoption par l’équipe nationale
Face à l’engouement grandissant, l’équipe nationale mexicaine a publié, le 18 juin 2026, un message sur son compte X officiel :
« Depuis les tribunes, de chez vous ou où que vous soyez, votre soutien est inconditionnel et Merlin le sait. »
Le tweet était accompagné d’une image générée par intelligence artificielle représentant Merlin volant vers le stade de Guadalajara, lieu du prochain match du Mexique. Cette initiative a été saluée par des experts en marketing sportif comme une utilisation créative du contenu généré par les fans.
Réactions des marques et débat sur les droits d’image
Plusieurs entreprises mexicaines ont immédiatement intégré Merlin à leurs campagnes de communication :
- Aeromexico a publié une illustration d’un avion survolant la ville, avec une lumière en forme de chauve‑souris mettant en avant la silhouette du canard.
- Volaris a partagé une photo de Merlin portant le maillot de l’équipe, accompagnée de son logo.
- IHOP Mexique a diffusé une image IA montrant le canard à côté d’une pile de pancakes, jouant sur le côté « petit-déjeuner gagnant ».
Malgré l’aspect ludique, de nombreux utilisateurs ont appelé les marques et la fédération à respecter les droits de propriété intellectuelle de Karla Gomez. Un internaute a déclaré sur X :
« Je supplie l’Institut mexicain de la propriété industrielle et le gouvernement de Claudia Sheinbaum de rechercher de toute urgence les propriétaires du canard et de leur conseiller d’enregistrer la marque « Duck » afin qu’ils ne la donnent pas pour rien. »
Des avocats spécialisés en propriété intellectuelle ont confirmé que, sans enregistrement préalable, l’exploitation commerciale de l’image de Merlin pourrait constituer une atteinte au droit à l’image de son propriétaire.
Conclusion : un phénomène qui illustre la puissance du contenu viral
L’histoire de Merlin montre comment un moment spontané, capté dans la rue, peut devenir un levier de communication majeur lors d’un événement mondial comme la Coupe du monde. Elle souligne également l’importance pour les créateurs de contenu et les marques de reconnaître et de protéger les droits des personnes derrière les phénomènes viraux.
En attendant une éventuelle officialisation de Merlin comme mascotte, le canard continue de parcourir les rues de Mexico, rappelant que, parfois, les héros les plus inattendus ont des plumes plutôt que des crampons.
