samedi, avril 11, 2026
Start-upsMalgré une rivalité amère, Kalshi et les PDG de Polymarket soutiennent les prévisions de 35 millions de dollars du fonds de capital-risque des marchés

Malgré une rivalité amère, Kalshi et les PDG de Polymarket soutiennent les prévisions de 35 millions de dollars du fonds de capital-risque des marchés

Une alliance inattendue dans la guerre des marchés de prédiction

Alors que les plateformes de marchés de prédiction connaissent un essor fulgurant, la rivalité entre Polymarket et Kalshi est souvent citée comme l’une des plus intenses de l’écosystème startup. Pourtant, derrière cette compétition acharnée, une collaboration surprenante est en train de se nouer au niveau de l’investissement.

Selon des informations rapportées par Fortune et Bloomberg, les PDG des deux sociétés, Shayne Coplan (Polymarket) et Tarek Mansour (Kalshi), figurent parmi les investisseurs d’un nouveau fonds de capital-risque : 5(c) Capital. Cette structure, lancée par d’anciens employés de Kalshi, lève 35 millions de dollars pour son premier fonds.

Qui se cache derrière 5(c) Capital ?

Le nom du fonds fait référence à la Section 5(c) de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), la réglementation américaine qui encadre les marchés de prédiction sur les événements. Cette référence souligne la volonté des fondateurs de s’inscrire dans un cadre réglementaire établi.

Le fonds est dirigé par deux anciens de Kalshi :

  • Adhi Rajaprabhakaran, trader recruté par Kalshi.
  • Noah Zingler-Sternig, ancien directeur des opérations.

Outre les PDG des deux rivaux, le fonds aurait attiré des investisseurs de premier plan comme Marc Andreessen (via son fonds Moneta Luna) et Micky Malka, fondateur de Ribbit Capital. Kalshi a confirmé l’investissement de son PDG, Tarek Mansour. Polymarket n’a pas répondu à notre demande de commentaire concernant sa participation.

Une stratégie d’investissement axée sur l’infrastructure

Dans sa note d’investissement, 5(c) Capital indique vouloir soutenir les fondateurs cherchant à capitaliser sur les « effets de deuxième, troisième et quatrième ordre » de l’expansion des marchés de prédiction. Concrètement, cela signifie investir non pas dans des plateformes de paroles elles-mêmes, mais dans l’écosystème qui les soutient.

Le fonds prévoit d’investir dans environ vingt sociétés, en se concentrant sur :

  • Les teneurs de marché (market makers) qui assurent la liquidité.
  • Les concepteurs d’indices et de produits structurés.
  • Les fournisseurs de technologies et de données sous-jacentes.

Cette approche permet de soutenir la croissance du secteur sans entrer en concurrence directe avec les plateformes historiques comme Kalshi ou Polymarket.

Contexte : une course à la valorisation record

Cette annonce intervient alors que les deux rivaux lèvent des fonds colossaux. Selon le Wall Street Journal, Kalshi est en train de boucler un tour de financement de 1 milliard de dollars qui le valoriserait à 22 milliards de dollars – soit le double de sa valorisation il y a moins de quatre mois. De son côté, Bloomberg rapporte que Polymarket serait en pourparlers pour un nouveau cycle qui pourrait le valoriser à 20 milliards de dollars.

Ces chiffres vertigineux illustrent l’engouement des investisseurs pour le secteur des marchés de prédiction, perçu comme un pont entre la finance décentralisée (DeFi), les jeux d’argent régulés et l’analyse prédictive.

Perspectives et événement clé

Le secteur continuera d’être sous les projecteurs lors de l’Événement TechCrunch Disrupt qui se tiendra à San Francisco du 13 au 15 octobre 2026. Ce sommet sera l’occasion de suivre l’évolution de ces acteurs et des nouveaux entrants qu’ils financent, comme 5(c) Capital.

Cette alliance inattendue entre les PDG de Kalshi et Polymarket au sein d’un même fonds envoie un signal fort : malgré la compétition frontale, tous reconnaissent la nécessité de construire une infrastructure robuste et régulée pour pérenniser l’ensemble de l’écosystème des marchés de prédiction.

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