Marchés financiers sous tension après les élections locales au Royaume‑Uni et les tensions au Moyen‑Orient
Mardi, les places financières européennes ont évolué dans un climat d’incertitude marqué par la proximité des élections locales britanniques et la persistance du conflit entre les États‑Unis et l’Iran. Le FTSE 100 a clôturé en baisse de 144,82 points, soit 1,4 %, à 10 219,11, tandis que le FTSE 250 a reculé de 0,4 % à 22 443,81. L’AIM All‑Share a, lui, gagné 0,3 % pour terminer à 799,28.
Performance des indices boursiers
À Paris, le CAC 40 a progressé de 1,1 % et, à Francfort, le DAX 40 a bondi de 1,7 %. Ces hausses contrastent avec la faiblesse observée à Londres, où les investisseurs ont privilégié la prudence face à la volatilité des rendements obligataires et aux risques géopolitiques.
Réactions géopolitiques et prix du pétrole
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a averti que toute attaque contre des navires commerciaux par l’Iran entraînerait une réponse « dévastatrice ». Il a ajouté que les États‑Unis ne cherchent pas la confrontation, mais ne toléreront pas le blocage d’une voie navigable internationale par Téhéran.
Sur le marché de l’énergie, le brut Brent pour livraison en juillet s’échangeait à 110,70 $ le baril, au‑dessus des 108,86 $ enregistrés vendredi à la clôture des actions londoniennes. Cette légère hausse reflète la nervosité autour du fragile cessez‑le‑feu entre Washington et Téhéran, qui « ne tient qu’à un fil » selon les observateurs.
Obligations britanniques et livre sterling
Le rendement des obligations d’État britanniques à 10 ans est passé de 4,96 % vendredi soir à 5,08 % mardi, une montée attribuée à l’incertitude politique intérieure et aux répercussions du conflit au Moyen‑Orient. Cette hausse augmente le coût de financement de la dette du Royaume‑Uni, exerçant une pression supplémentaire sur les budgets publics.
Parallèlement, la livre sterling a glissé à 1,3569 $ contre 1,3626 $ vendredi, témoignant de la défiance des cambistes face à l’environnement macro‑économique actuel.
Impact sur les banques et le secteur financier
Les valeurs bancaires ont été parmi les moins performantes du FTSE 100 :
- HSBC : −5,9 %
- Lloyds : −3,4 %
- NatWest : −3,6 %
- Barclays : −3,3 %
HSBC a publié des résultats du premier trimestre mitigés. Si la performance sous‑jacente reste solide, la banque a subi des coûts plus élevés que prévu et des charges de dépréciation décevantes, incluant :
- une exposition secondaire de titrisation liée à une fraude de 400 millions de dollars impliquant le prêteur hypothécaire britannique Market Financial Solutions (MFS) ;
- une augmentation de 300 millions de dollars des provisions pour tenir compte de l’impact possible du conflit au Moyen‑Orient.
Le Financial Times a rapporté que l’accusation de fraude au Royaume‑Uni était liée à l’effondrement de MFS, citant des sources proches du dossier. La semaine précédente, Barclays avait déjà absorbé une perte de 228 millions de livres sterling liée à la même affaire.
L’analyste de Citi, Andrew Coombs, a observé que les révélations britanniques n’étaient « pas attendues », tandis que l’augmentation des provisions liée au conflit était « dans l’ensemble comme prévu ».
Autres mouvements de marché
Du côté des gagnants, Intertek a bondi de 6 % après que EQT ait relevé son offre d’acquisition à 5 800 pence par action (contre 5 400 pence précédemment). BT a gagné 3,5 % suite à la révision à la hausse de sa recommandation par Bank of America, passée de « neutre » à « acheter », soutenue
