samedi, avril 11, 2026
Start-upsPourquoi une modification de l'impôt sur les plus-values ​​dans le nouveau projet de loi de Trump pourrait être une aubaine pour les fondateurs d'entreprises et la richesse des premiers...

Pourquoi une modification de l’impôt sur les plus-values ​​dans le nouveau projet de loi de Trump pourrait être une aubaine pour les fondateurs d’entreprises et la richesse des premiers employés






OBBBA et Planification Fiscale : Le Régime QSBS Révise la Règle pour les Startups

OBBBA : Une Réforme Fiscale qui Redéfinit l’Attrait des Sociétés C pour les Startups

Alors que la loi de 2017 sur les réductions d’impôts et l’emploi (TCJA) avait marqué un tournant majeur, le One Big Beautiful Bill Act (OBBBA) signé par le président Trump introduit des ajustements plus ciblés. Pour les propriétaires de petites entreprises de « Main Street », le taux de l’impôt sur les sociétés reste ancré à 21 %, un point de repère stable. Cependant, des modifications substantielles, particulièrement dans le traitement des plus-values sur actions, pourraient influencer en profondeur les décisions de structuration des nouvelles entreprises et de leurs investisseurs.

Le QSBS, Pilote de la Réforme : Plafond Relevé et Périodes de Détention Assouplies

Le cœur de l’incitation réside dans l’exonération des plus-values sur les actions de petites entreprises éligibles (QSBS). L’OBBBA en a considérablement élargi l’accès. Deux changements majeurs sont à retenir :

  • Le plafond d’exclusion est porté de 10 à 15 millions de dollars pour les actions acquises après le 4 juillet 2025.
  • Un système d’exclusion progressive est introduit : 50 % après trois ans de détention, 75 % après quatre ans, et 100 % après cinq ans (contre une exigence unique de cinq ans auparavant).

« Les changements apportés au QSBS font partie des modifications les plus significatives de l’OBBBA », souligne Ben Rizzuto, stratège patrimonial chez Janus Henderson. « Pour les fondateurs et les premiers employés, cela permet de protéger une plus grande partie des gains, d’affiner la planification successorale et de gagner en flexibilité sur le timing de la réalisation des plus-values. »

Selon ses calculs, l’augmentation du plafond de 10 à 15 millions de dollars pourrait se traduire par une économie d’impôt approchant les 1,2 million de dollars pour un actionnaire éligible. Cette évolution intervient dans un contexte de boum des introductions en bourse et d’effervescence autour de l’IA, où les startups attirent des financements massifs et génèrent une richesse rapide pour leurs fondateurs.

Un « Changement de Donne » pour le Financement des Startups en Croissance

L’OBBBA renforce l’attrait du statut de société C en relevant également le plafond des actifs bruts, qui passe de 50 à 75 millions de dollars. Une entreprise dont la valorisation peut être élevée, mais dont le patrimoine physique (bureaux, équipements) est limité, peut ainsi rester éligible. « Une startup peut être valorisée des centaines de millions dans un garage avec quelques ordinateurs. La valorisation n’égale pas le montant des actifs », précise Rizzuto.

« L’expansion du QSBS change la donne dans la formation de capital de démarrage », affirme Rizzuto. « Elle réduit les frictions à l’investissement, encourage l’alignement à long terme et rend les capitaux propres plus liquides sur le plan fiscal. » Pour Alison Flores, responsable du Tax Institute chez H&R Block, cela signifie que « les investisseurs peuvent augmenter leurs mises, et les entreprises éligibles lever des fonds plus importants pour saisir des opportunités de croissance ».

Il est toutefois crucial de noter que le régime QSBS exclut généralement les entreprises de services (conseil, consulting, etc.) et profite principalement aux secteurs technologie, fabrication, vente au détail et gros, comme le rappelle Barbara Weltman, présidente de Big Ideas for Small Business.

S Corp et LLC Restent des Options Pertinentes pour « Main Street »

Malgré ces incitations, le choix de la structure juridique reste une décision stratégique liée au modèle économique et aux objectifs du fondateur. Bill Smith, directeur national des services techniques fiscaux chez CBIZ, insiste : « La plupart des petites entreprises qui ne réinvestissent pas leurs bénéfices ou n’ont pas de besoins spécifiques de structuration devraient encore envisager une entité intermédiaire (S corp ou SARL/LLC). »

La double imposition des sociétés C (impôt sur les sociétés à 21 % puis impôt sur les dividendes) est un facteur déterminant. « Les propri

Découvrez nos autres contenus

Articles connexes